Encore plus de PV et encore plus de morts : un paradoxe épinglé par la Cour des comptes

De plus en plus d’amendes… mais pas moins de morts sur les routes : tel est le constat sans appel dressé par la Cour des comptes.

La note d’analyse rappelle aussi que l’argent des radars ne va pas, dans sa majorité, à la sécurité routière.

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Toujours plus de PV…

Dans un rapport que l’AFP a pu consulter en juin 2017, la Cour des comptes révèle que "le montant global des amendes perçues par l'État au titre de la circulation et du stationnement routiers s’est élevé à 1 817,9 millions d’euros au lieu de 1 607,7 millions d’euros en 2015", soit une augmentation de 11,6 %. Parmi ces recettes, 920 millions proviennent directement des radars de vitesse et de ceux qui contrôlent aux feux rouges et aux passages à niveau.

 

… mais une mortalité qui ne diminue pas…

Problème : l’impact de cette augmentation sur la sécurité routière semble bénin… voire contre-productif. Cette même Cour des comptes rappelle en effet que pour la même année, "les résultats de la mortalité routière ont été confirmés à la hausse pour la troisième année consécutive avec près de 3 500 tués sur les routes françaises en métropole (+ 2,3 %)".

… et des recettes qui ne servent pas la sécurité routière

Autre point de discorde : l’affectation de cette manne. Ce qu’elle finance ? "Des dépenses diverses, ventilées sur cinq programmes distincts, dont la finalité est pour certains éloignée de l'objectif stratégique de diminution de la mortalité sur les routes". La messe est dite. "L’argent des radars ne va pas à la sécurité routière", synthétise Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 Millions d’automobilistes.

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